Valine

Libérer le potentiel de votre aliment


Dans les formules alimentaires européennes, la valine est généralement le cinquième acide aminé limitant après le tryptophane chez le porc et le quatrième acide aminé limitant après la thréonine chez la volaille. Comme la lysine, la thréonine et le tryptophane, la valine est un acide aminé indispensable pour le dépôt de protéines corporelles et la croissance. Ainsi, une carence en valine affectera la valorisation des autres acides aminés alimentaires et donc la croissance des animaux.

La valine fait partie des acides aminés à chaîne ramifiée (AACR) avec l'isoleucine et la leucine. Du fait de leur voie catabolique commune, des interactions entre AACR existent ; c'est pourquoi il est important de bien connaître leurs besoins et de s'assurer qu'ils ne sont apportés ni en excès, ni en défaut dans les aliments pour animaux.

Une supplémentation en L-Valine vise à satisfaire le besoin en valine des animaux. En porcelets, un minimum de 70% Val:Lys DIS doit être apporté dans l'aliment afin d'optimiser les performances de croissance (Figure 1).

Digestible lysine level in feed

Figure 1. Estimation du besoin minimal valine sur lysine digestible iléal standardisé (Val:Lys DIS) pour des porcelets entre 7 et 30 kg de poids vif ; le gain moyen quotidien (GMQ, % de la meilleure performance) et l'indice de consommation (IC, % de la meilleure performance) sont optimisés

Cette compilation réalisée par AJINOMOTO EUROLYSINE S.A.S. corrobore de précédentes conclusions issues de la littérature et confirme qu'un rapport minimum de 70% Val:Lys DIS doit être considéré comme une recommandation pour une croissance optimale du porcelet. En conditions pratiques, la supplémentation en L-Valine conduit à une augmentation significative des performances de croissance.

Chez les volailles, une compilation récente de 10 essais a estimé un besoin à 80% Val:Lys DV pour maximiser la croissance et l'efficacité alimentaire (pour plus de détails, voir Bulletin N°36 Update on the next limiting amino acid in broiler feeds. Reducing dietary crude protein level)

Avec la L-Valine disponible aujourd'hui, il devient plus facile de formuler des aliments pour porcs et volailles sans contrainte minimum sur la PB. L'utilisation de la L-Valine dans les aliments permet de répondre avec précision aux besoins des animaux en évitant les déséquilibres en acides aminés.

Les tableaux ci-dessous résument les propositions d'AJINOMOTO EUROLYSINE S.A.S. pour le besoin en valine par espèce et par stade de croissance lorsque cela se justifie. Ces besoins, conformément au concept de la protéine idéale, sont exprimés relativement à la lysine en base DIS pour le porc et DV pour la volaille.

Porcs en croissance
Porcelets Croissance-Finition
Valine:Lysine DIS (%) 70 65
Truie en lactation
Valine:Lysine DIS (%) > 85
Volaille
Poulet de chair Poules pondeuses
Valine:Lysine DV (%) 80 90

La L-Valine pour aller plus loin dans la réduction de la protéine

Avant la mise sur le marché de la L-Valine en 2009, la valine était le prochain acide aminé limitant (après le tryptophane) dans les aliments porcelets et la contrainte de formulation sur la PB conduisait à des profils en acides aminés déséquilibrés (valine déficitaire) ou à des niveaux de lysine bas afin d'assurer l'équilibre entre acides aminés. Dans les deux cas, les performances de croissance étaient inférieures au potentiel de croissance des porcelets. Les aliments actuels supplémentés en L-Valine améliorent leur efficacité puisque le besoin en valine est satisfait, ce qui permet une meilleure utilisation des autres nutriments de l'aliment. De plus, le niveau de lysine peut être augmenté sans craindre un déficit en valine ce qui permet aux porcelets d'exprimer pleinement leur potentiel de croissance. La teneur en PB de l'aliment peut alors être abaissée afin d'améliorer le statut sanitaire des animaux, d'éviter les troubles digestifs, d'améliorer l'efficacité alimentaire et de réduire l'excrétion azotée dans l'environnement.

La réduction de la teneur en PB dans les aliments a été limitée par le peu d'information disponible sur le niveau exact du besoin en valine et, dans une large mesure, par la non disponibilité de la L-Valine sur le marché. La L-Valine d'AJINOMOTO EUROLYSINE S.A.S. donne l'opportunité à l'industrie de l'alimentation animale d'aller plus loin dans la réduction du taux de PB dans l'aliment (Figure 2), réduction qui peut être motivée par des objectifs nutritionnels, économiques et environnementaux.

Digestible lysine level in feed

Figure 2. Teneur en protéines brutes (PB) de l'aliment dans un régime standard pour porcelet "2ème âge" (le tourteau de soja est graduellement remplacé par du blé). Ordre de limitation des acides aminés (de gauche à droite) et niveau de PB atteignable sans supplémentation avec l'acide aminé correspondant.

En se basant sur un aliment porcelet contenant un rapport Val:Lys DIS de 70%, l'utilisation de la L-Valine permet de franchir une nouvelle étape dans l'optimisation des aliments avec une réduction supplémentaire du taux de PB d'environ 2 points.

Comme pour la L-Lysine, la L-Thréonine et le L-Tryptophane, la supplémentation en L-Valine constitue un moyen simple, efficace et précis d'ajuster les apports en valine aux besoins des animaux pour optimiser le résultat technico-économique de la production. La disponibilité sur le marché de la L-Valine offre l'opportunité de formuler des aliments de manière plus efficace en optimisant le profil des acides aminés indispensables. La supplémentation en L-Valine contribue également à une meilleure valorisation des autres acides aminés et de l'aliment en général. Associée à la L-Lysine, à la L-Thréonine et au L-Tryptophane, la L-Valine permet d'abaisser davantage le taux de PB des aliments et ainsi de limiter les rejets azotés des élevages dans l'environnement. Chez le porcelet, la formulation d'aliments à teneurs en protéines basses est une pratique courante pour limiter les risques d'apparition de troubles digestifs. De même que pour la L-Lysine, la L-Thréonine et le L-Tryptophane, la L-Valine étant 100% digestible sa valorisation par l'animal est très supérieure à celle de la valine native des protéines végétales.

La plaquette ci-dessous présente de façon concise le rôle de la valine et l'intérêt d'une supplémentation des aliments pour animaux en L-Valine :

L'article ci-dessous présente des données sur le besoin en valine en porcelets et volailles :

 

Plus d'information dans nos bulletins techniques ; de nombreux résultats expérimentaux y sont reportés :

 

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